Un portrait de Jacky Vimond

Un portrait de Jacky Vimond
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Jacky Vimond, pilote de motocross Français, né le 18 Juillet 1961 à Saint-Lô, dans le département de la manche et la région normande. Pilote de Mx Français de 1978 à 1990 et pilote de Mx mondial de 1980 à 1990, Jacky Vimond acquiert sa première moto, une Honda Elsinor et commence à rouler à l’âge de 13 ans. A 17 ans, il décroche son premier titre de Champion de France en catégorie 125cc Juniors avec 9 victoires pour sa saison 1978.

 

 

En 1979, il signe un contrat avec Yamaha et devient professionnel et les remercie en reconduisant son titre de Champion de France 125cc Juniors en remportant 5 victoires. Un échelon plus haut lors de sa saison 1980, ou il devient Champion de France 125cc mais en catégorie Inter cette fois, en s’adjugeant 8 victoires et se lance en championnat du monde au guidon de sa Yamaha 125cc avec laquelle il terminera 6e de la première manche du Grand Prix d’Autriche et de France, sera 7e et 4e en Allemagne, finira 9e de la première manche en Italie, et 10e de la seconde manche en Tchécoslovaquie pour terminer la saison par une 9e et 8e place en Finlande et occuper la 11e place finale au championnat du monde pour sa première année.

Il reconduit son titre national en Inter 125cc en 1981 en remportant 8 victoires et occupera le 9e rang de la hiérarchie mondiale 125cc au guidon de sa Yamaha en ayant terminé 7e et 10e en Autriche, 6e et 8e en France, 4e de la seconde manche en Yougoslavie, en étant 3e de la seconde manche en Pologne et de la 1ere manche en Suisse, il occupera aussi la 10e et 6e place en Finlande, la 8e et 10e place en Tchécoslovaquie et finira 7e de la première manche en Espagne. De nouveau Champion de France Inter 125cc en 1982 avec 8 victoires, il sera aussi Vice-Champion de France en Superchampionnat en remportant une victoire et occupera la 6e place du mondial 125cc en fin de saison au guidon de sa Yamaha qui le conduira à la 8e et 6e place en Belgique à Angreau, à la 10e et 7e place en Italie, à la 9e et 8e place en Yougoslavie.

 

 

Il sera aussi 6e des deux manches lors du GP de Suisse, sera classé 8e et 5e en Tchécoslovaquie, sera sur la seconde marche du podium en première manche du GP de France et finira 6e de la seconde, sera 6e et 5e en Allemagne, prendra la 4e et la 7e place en Finlande, terminera 8e de la seconde manche en Suède et se classera deux fois à la 4e place en Espagne en fin de saison. Il sera aussi classé 7e du Mx des Nations en Suisse. Handicapé quelque peu avec une péritonite pour débuter la saison 1983, il occupera la 7e place du championnat de France 500cc en Inter avec deux victoires, mais parviendra à sauver sa saison en remportant le titre en Super championnat avec 4 victoires et d’occuper la 7e place finale au championnat du monde 125cc au guidon de sa Yamaha, en débutant sa saison avec une 9e place lors de la première manche au Pays-Bas, avec une 7e et 6e place en Autriche, sa 3e et 5e place en Italie, sa 9e place obtenue en première manche du rendez-vous Belge, avec sa 4e place en première manche en France, avec sa 5e place en seconde manche en Yougoslavie, sera aussi 9e et 7e en Allemagne, 4e et 3e en Espagne, 5e de la première manche en Finlande et finira avec une 5e et 7e place en Tchécoslovaquie et finaliser le Mx des Nations à Angreau en Belgique à la 6e place.

 

 

Avec 15 victoires pour devenir Champion de France en Inter 250cc en 1984, 7 victoires pour devenir Champion de France en Superchampionnat, il décrochera en fin de saison 1984, au guidon d’une Yamaha YZ de série, le titre de Vice-Champion du monde derrière Heinz Kinigadner, débutant pourtant sa saison par une victoire devant son public lors de la première manche du grand prix de France suivi d’une 11e place dans la seconde manche, s’en suivra une 2e place du rendez-vous Autrichien, d’une troisième place en Yougoslavie et d’une seconde place en Tchécoslovaquie lors de la première manche, il sera aussi 5e de la seconde manche en Angleterre, 4e de la première manche en Italie, 9e en seconde partie du GP d’Allemagne, se classera 9e et 8e au USA, remportera la première manche au Pays-Bas à Heerlen, se classera 12e et ressortira victorieux de la seconde manche à Nîsmes en Belgique et s’offrira dans la foulée les deux manches du grand prix de Suisse pour arriver à 5 victoires au cours de sa saison.

Il sera aussi 3e du Mx des Nations avec l’équipe B en Finlande et finira aussi 31e du Rallye Paris Dakar au guidon d’une Yamaha XT 600cc Ténéré. Changement de tactique à l’aube de la saison 1985, Jacky Vimond est parti s’entraîner aux USA pendant l’inter saison et affirme ses ambitions en remportant les deux premiers grands prix avec une 1ere et 3e place en Afrique du Sud et une 2e et une victoire en Suisse.

 

 

Il finira aussi 3e lors de la première manche en Autriche, sera 4e en Italie et 5e en Belgique de la première manche, remontera sur le podium en terminant 1e et 2e en Tchécoslovaquie, et s’en suivra de suite la victoire des deux manches du GP de France, la 2e et 3e place en Espagne, une 9e place en première manche au USA, une 5e et 10e place au Pays-Bas, ,une 2e et 3e place en URSS et en se présentant sur le circuit de Goldbach en Allemagne pour la finale du championnat du monde, Jacky dispose encore d’une avance de 12 points sur Heinz Kinigadner qui le talonne mais sous la pression de l’enjeu qui pèse sur ses épaules, Jacky Vimond craque nerveusement et terminera 12e et 7e des deux manches du GP d’Allemagne et se retrouve reléguer à la place de Vice-Champion du Monde à deux petits points du Leader Kinigadner pour la seconde fois consécutive.

Il se consolera avec le titre de Champion de France en Inter 250cc en ayant remporter 9 victoires et se classera 9e du Mx des Nations en Allemagne à Gaildorf. Devant ses résultats, l’usine Yamaha réagit et intensifie ses efforts pour apporter à Jacky des pièces spéciales. Le pilote officiel Sonauto Yamaha finira 3e du championnat de France Inter 250cc et s’offrira le titre de Champion du Monde en 250cc devant Michèle Rinaldi et Gert Van Doorn avec 11 victoires de manches en commençant par une 7e place et une victoire au Pays-Bas à Venray, enfile ensuite la victoire des deux manches en Autriche, et la victoire et la seconde place en France à Villars.

 

 

Vimond réussira à terminer second dans le second manche en Italie, à terminer 7e et 3e en Tchécoslovaquie, s’adjuger les deux manches en Yougoslavie et la première manche en Angleterre suivie d’une 2e place en seconde manche. Il remportera ensuite 4 victoires d’affilée, à savoir le grand prix de Suisse et d’Allemagne et finir la saison par une 5e place en première manche du rendez-vous Suédois. C’est ainsi que le 06 Juillet 1986, que Jacky Vimond deviendra le premier pilote Français à devenir Champion du monde et le pilote Français le plus titré de l’histoire du cross Français avec un titre de Champion du monde, deux titres de Vice-Champion du Monde et 11 couronnes nationales. Mais le 11 Septembre, au Paradis Latin à Paris, lors de la fête organisée par Jacky pour célébrer son titre mondial, Jacky sera victime d’une chute de 9 mètres en descendant du plafond assis sur sa moto et qu’un câble de fixation ne lâche.

 

 

Après une longue convalescence qui aura des suites négatives pour le reste de sa carrière, puisqu’il devait disposer de la toute nouvelle Yamaha YZM 500cc d’usine pour disputer la saison mondiale en 500cc. Il reviendra néanmoins en piste en fin de saison lors du dernier Grand prix en Suisse ou il enlèvera la 3e place de la deuxième manche, ce qui lui vaudra la 33e place au championnat du monde et la 3e place du Championnat de France en Inter 250cc avec 3 victoires dans la douleur.

En 1988, il récupère un peu et redevient Champion de France en Inter 250cc en enlevant 11 victoires et se classera au 5e rang de la hiérarchie mondiale en catégorie 500cc au guidon de sa Yamaha avec laquelle il ratera le premier rendez-vous en Autriche, et accrochera ensuite une 2e et 3e place en Suisse, remportera la première manche et finira 3e en seconde manche en Suède, finira 7e de la deuxième manche en Allemagne, sera 11e et sortira vainqueur de la seconde manche en Italie, finira 2e et 6e au USA, 15e et 13e au Pays-Bas, enlèvera la deuxième place de la première manche au San Marin, sera aussi 12e et 7e à Namur et 8e et 3e pour finir la saison au Luxembourg et se placera second avec l’équipe de France au Mx des Nations en France. Yamaha arrête les GP en catégorie 500cc et Jacky Vimond doit s’aligner au guidon d’une Honda spéciale, mais la moto manque de mise au point et les résultats ne suivent pas.

 

Jacky Vimond parle à John van den Berk.

Même s’il redevient Champion de France en Inter 250cc en remportant 7 victoires, il se classera en 13e position du championnat du monde 500cc avec une 13e et 10e place obtenue en Hollande à Valkenswaard, sera second de la deuxième manche en France, sera 8e de la première manche en Autriche, 7e de la seconde manche en Italie, finira 6e et 10e en Finlande, 6e en Suède et 7e au San Marin lors de la première manche et finira la saison lors du 9e des 12 rendez-vous de la saison en Angleterre.

Retour à la catégorie 250cc au guidon d’une Suzuki en 1990, ou il enlèvera la 7e place du championnat de France Inter 250cc et inscrira une 8e place lors de la seconde manche en Italie, se placera à la 11e place lors de la première manche en Suède et finira 12e de la seconde manche en Finlande, mais la douleur toujours intense et persistante de son accident au Paradis Latin en 1986 aura finalement raison de sa motivation et arrêta sa carrière de pilote. Il termine ainsi sa carrière à la 28e place du championnat du monde fort de 13 victoires de grand prix. Il deviendra par après entraîneur pour les jeunes au sein de l’équipe de France de Motocross mise en place par la FFM avec en autres des pilotes comme Tortelli, Roncada ou encore David Vuillemin qui passèrent avec succès entre ses mains.

* Photo action de Jacky Vimond lors du Mx des Nations en Belgique à Namur ou l’équipe de France ressortira vainqueur en 2001 devant la Belgique et l’Angleterre.

Photos: Serge Frocheur en archief
Texte: Serge Frocheur

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